Course présidentielle 2027

Course présidentielle 2027

3 avril 2025 0 Par Paul Rassat

La course présidentielle 2027 s’annonce mouvementée. On vient d’apprendre que la Marine nationale, de la « team » RN a un ennui de moteur qui pourrait compromettre sa participation. Les essais officiels n’ont même pas commencé que le moteur de la Marine pourrait être considéré comme non conforme. Un point du règlement suscite des discussions de tous les éventuels participants à la compétition.

Dans les coulisses

La plupart des équipes déclarent que la course doit se jouer sur la piste et non sur le tapis vert. On peut considérer qu’il y a une part d’hypocrisie dans ces déclarations car l’absence de la Marine doit en soulager certains. Au fil des tours précédents, le moteur de  la Marine avait pris de la puissance et de l’assurance. Que se passerait-il s’il ne pouvait propulser l’ensemble du véhicule vers la victoire ?

Vive le mulet !

Au stand du RN, on soigne le mulet, la voiture de rechange. On astique le pare-brise de la Jordan. Les pneus sont gonflés à bloc, on serre les écrous, on fait le plein, on s’affaire. C’est que la Jordan ne devait pas prendre le départ officiel ! Il est bien trop tôt. La voiture n’est pas au point. Le look ne déplaît pas mais on craint des sorties de routes, des dérapages, voire un manque d’énergie au fil des kilomètres.

Chacun suit sa voie

L’extrême gauche se sent pousser des ailes, ce qui allège considérablement son bolide. Les Républicains verraient la voie s’élargir pour eux à droite. Les socialistes voient la piste en rose. Les Verts se demandent si une course sur goudron est bien écolo. Et puis, ça bouffe du carburant ! Les centristes ne sont en rien perturbés. Ils ne se considèrent ni avantagés ni désavantagés : comme d’habitude, ils rouleront au centre.

Écoutons la voix du centre, celle de François Bayrou le 1er avril 2025, à l’Assemblée Nationale. Ses propose sont retranscrits le plus fidèlement possible.

«  Il est indiscutable et doit être indiscuté sur ces bancs que les décisions de justice doivent être soutenues et les magistrats protégés dans l’expression de leur mission. Et j’affirme au nom du gouvernement que c’est le cas. Vous l’avez dit, il n’y a pas de passe droit, quelle qu’elle soit et sur quelque loi que ce soit, et les magistrats sont dans l’exercice de leur mission lorsqu’ils prononcent des jugements. Et donc il est légitime que nous leur apportions unanimement-unaniment-sur tous ces bancs notre soutien.

Après, il peut y avoir…Je vais prendre des exemples…pardonnez-moi de le dire, c’est vous qui faites la loi, c’est le Parlement qui fait la loi. J’ai lu les déclarations des Insoumis sur cette question. J’ai lu avec une très grande clarté. Ils ont indiqué que selon leur idée du droit, il devrait y avoir. Eh bien je considère que pour vous la réflexion doit être conduite et je n’ai pas l’intention de mélanger les discussions sur un jugement que je soutiens, que je ne commente pas et que je soutiens, avec la réflexion sur l’état de la loi qui appartient au Parlement et qui mérite alors cette réflexion sur l’état de la loi d’être constamment réfléchi et pris en compte. »

Exégèse

Que peut inspirer la lecture de ces propos tenus tout de même par un agrégé de grammaire ?  Que la ligne droite du centre nécessite des coups de barre à droite et à gauche afin de maintenir en permanence le cap. Quitte à ce que les coups de barre s’annulent. Fluctuat nec mergitur.

PS ( précision subtile)

L’ennui de moteur mentionné plus haut viendrait de ce que celui-ci a été alimenté de 4,2 millions d’euros destinés à un autre contexte sportif. Ce serait un détournement de carburant. Le carburant reste du carburant pour les marinistes du RN. Le magistrat réplique que la fin ne justifie pas les moyens. Les moteurs ronflent sur la piste, dans les paddocks, dans les instances nationales et internationales. Pour l’instant, le Bayrou poursuit son petit bonhomme de chemin.