Besoin ( We neeed)
8 janvier 2026
Besoin « Situation de manque ou prise de conscience d’un manque…Les besoins de qqn, d’une société. L’industrie est la conquête de la nature physique pour la satisfaction des besoins de l’homme; c’est là son but direct…Les choses nécessaires à la vie » ( TLFi). L’étymologie du mot est incertaine. Au XI° siècle estre bosoinz « être nécessaire ». Il y eut besoign, besoing, la dernière forme signifiant « situation pressante ». D’où certainement « faire ses besoins ». Quant aux besoins nécessaires à la vie, ils renvoient à la pyramide de Maslow.
Besogner
Le cousinage entre besoin et besogner est discuté, mais intéressant. Besogner, c’est « Faire sa besogne, travailler péniblement…Faire l’amour avec une femme ( Ce que l’on nomme le devoir conjugal ?) » Pourquoi relever le lien avec le verbe besogner ? Parce que Trump ne cesse d’avoir des besoins. Il a eu besoin de prendre les femmes par la chatte. Besoin des Russes lorsqu’il a eu des difficultés dans sa carrière. De croire qu’il était réélu à la place de Biden. Il a besoin du Venezuela, du Groenland, de la Colombie, du Canada de dire des grossièretés, de se comporter comme un gamin capricieux. De besogner ici ou là ou de jouer au golf. Trump a besoin de faire des affaires, de placer sa famille, de confondre ses intérêts et ceux des USA. Avoir besoin de justifie tout.
To need
N’oublions pas cependant que Trump ne s’exprime pas en français. Le verbe to need vient d’une racine indo-européenne neudh qui souligne la nécessité vitale du besoin. Tout le réseau de mots issu de cette origine traduit la nécessité, l’urgence, le péril, la détresse. Les mots latins qui en dérivent sont le nœud, la nausée.
On comprend alors que certains besoins sont vitaux et que d’autres répondent seulement à un désir personnel. Il semblerait que Donald ait mis tout le monde dans la même situation que ce gamin farceur. Il crie au loup à plusieurs reprises pour agacer les villageois. Et puis un jour il crie pour de bon mais personne ne le prend au sérieux, et le loup le mange. Avec Trump on ne sait pas qui mangera qui, mais la chasse est ouverte. Pas besoin de permis.
Pendant ce temps Vladimir s’est senti pris aux tripes d’un besoin pressant de dénazifier, et Xi de se lancer dans la dentelle en recréant les routes de la soie.

