Panem et circenses

Panem et circenses

5 octobre 2026 0 Par Paul Rassat

Panem et circenses, c’est le thème du nouveau tuto de Talpa avec Tullus et Titus. Les jeux, du temps de cerveau disponible pour quoi, déjà?

Tuto à écouter en suivant prudemment ce lien https://audiobox.app.box.com/s/oncuxgtajh7g7hlwppi5virtez0o232a/file/2259885097547

Ou bien, pour celles et ceux qui savent encore, à lire ci-dessous.

Tutos de Tullus et Titus n° 7

A — (Tullus). Nous allons vous parler aujourd’hui des jeux du cirque.

B — (Titus). « Panem et circenses » disaient les anciens qui savaient de quoi ils parlaient. Du pain et les jeux du cirque. Quand le peuple mange à sa faim et qu’on le distrait, le peuple est content, il obéit, il fait ce qu’on lui demande de faire sans rechigner.

A — C’est la base de l’art de gouverner. Pour le pain, ça va en général. L’Afrique est devenue notre grenier à blé. Ils en font là-bas un drôle de plat appelé « couscousus ». Les femmes roulent le blé à la main pour en faire de la graine qui sert de base au couscusus.

B — En Gaule, ils en font des baguettes de pain. Nous, à Rome, nous avons notre galette, le panis, que chaque famille prépare à sa façon. Certains ont essayé de mettre dessus des tomates, du fromage et d’autres ingrédients, de cuire l’ensemble au four et de le vendre dans les rues et autour du grand cirque les jours de spectacle. À mon avis ce produit n’a aucun avenir. Ceux qui pensaient faire fortune avec la pinsa se sont plantés !

A — Revenons aux jeux du cirque. On commence à s’en lasser un peu. C’est toujours pareil, les gladiateurs, les bêtes sauvages, les bêtes sauvages, les gladiateurs.

B — On avait espéré que les chrétiens apporteraient un peu plus de distraction dans cette routine. Mais les chrétiens se laissent faire. Ils ne montrent aucune résistance.

A — La chair est triste et j’ai lu tous les livres, comme dirait Malarmatus. On a vu passer des gladiateurs noirs, des jaunes, des barbares, des tout ce que vous voulez.

B — On attend avec impatience les jeux améliorés. Les athlètes, les gladiateurs et tous les participants auront le droit de se doper.

A — Et là, ça devient intéressant ! Nous allons découvrir les limites de l’humain. Tous ensemble.

B — Tous ensemble, tous ensemble… (chanté comme dans une manif)

A — Calme-toi Titus ; nous n’y sommes pas encore. Il faut l’accord de la FJC, la Fédération des Jeux du Cirque.

B — On l’aura Tullus. Les jeux du cirque, c’est du temps de cerveau disponible pour la politique de l’empereur et du Sénat. Alors, les jeux améliorés, c’est comme si c’était fait.

A — Avec, en plus, la reprise à Rome des Jeux Olympiques. Un certain Coubertinus a relancé l’idée. Des Jeux tous les 4 ans. Avec des participants de tout l’empire. Ça aura une autre gueule que les jeux ou on te demande de lever ou baisser le pouce. On pourra parier sur les athlètes.

B — En mangeant du pain au blé tendre, au blé dur, d’épeautre, de seigle ou d’orge ; au levain, cuit sous la cendre, sous cloche d’argile, salé, sucré, au miel.

A — Et peut-être des pinsas 4 saisons, si l’idée séduit. Va savoir !

B — Panem et circenses. Du pain et des jeux. Des pains à l’infini et du jeu pour les parieurs.

A — La pinsa, Titus, j’y pense de plus en plus. Je vais demander à mon esclave cuisinier de faire des tests. Si ça marche, j’ouvrirai une pinseria tout près du grand cirque.

B — Panem et circenses, c’est la recette. Pour la recette de la pinsa, de la farine, de l’eau et tous les ingrédients que vous voulez.