Casseurs-payeurs
28 octobre 2026La loi casseurs-payeurs revient sur le tapis. Voici quelques lignes du journal Le Monde à ce sujet.
« Dès lors, une personne qui reste volontairement dans un attroupement verra sa responsabilité engagée pour toute dégradation commise lors de cet attroupement… Une personne qui participe à un attroupement est présumée responsable des dégâts causés », développe encore Matignon.
Plusieurs conditions seront néanmoins nécessaires, détaille la Place Beauvau : « La faute » repose sur « la commission d’une infraction » par un individu qui se trouve dans un « attroupement malgré les sommations » et suppose qu’il « ait connaissance des infractions commises par les autres participants ». « Pour que notre dispositif reste solide juridiquement, on laisse la possibilité à chaque membre du groupe d’apporter la preuve qu’il n’a rien fait », précise aussi l’entourage du premier ministre à l’AFP.
Reste à vivre
Les dommages et intérêts dus aux victimes « pourront être prélevés sur les allocations familiales et les aides au logement, dans le respect d’un reste à vivre », avait précisé Sébastien Lecornu mi-septembre. » Eh oui, reste à vivre !
Justice participative
Cette loi est particulièrement intéressante. Elle fait penser à la justice participative telle que l’expose Fabien Vehlmann dans Les derniers jours d’un immortel. Toute la société s’implique directement dans les causes et les responsabilités de ce qu’elle juge. Considérons que nous sommes toutes et tous, élus en première ligne, partie prenante et responsable de ce qui est jugé. Nos élus restent volontairement aux postes de décision. Leur responsabilité dans les dégâts de toute sorte qui touchent la société est engagée. Nos dirigeants connaissent les décisions prises par leurs collègues ainsi que leurs conséquences sur la société dans son ensemble. Il leur est toujours possible d’apporter la preuve qu’ils n’ont pris aucune mauvaise décision. Et il est toujours possible de prélever sur leurs revenus les dommages et intérêts aux Français, dans le respect d’un reste à vivre. Bien sûr !
Ne rien faire, c’est déjà faire
C’est donc aux inculpés d’apporter la preuve qu’ils n’ont rien fait. Oui, bon, mais les programmes de la télé sont de telle qualité que le bon peuple s’attroupe au moindre événement. Quant à nos responsables devenus de simples gestionnaires la plupart du temps, dont la gestion, à ne pas confondre avec une gestation, ne crée rien, ils peuvent souvent arguer qu’ils n’ont rien fait. Et s’inspirer de Henri Queuille « « Il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. » Ou bien « « La politique, ce n’est pas de résoudre les problèmes, c’est de faire taire ceux qui les posent. »
Respect !
Il est de bon ton de mettre en avant bienveillance et respect. « Lui, je le respecte ! » « Toi, je respecte ton reste à vivre ! »
