L’infini fini(t)

L’infini fini(t)

30 octobre 2026 0 Par Paul Rassat

L’infini fini et inversement.

A — « L’éternité, c’est long, surtout vers la fin » dit Woody Allen.

B — Parce que nous ne pouvons pas penser l’infini.

A — Déjà que l’éternité n’est pas l’infini à elle seule. L’infini c’est l’éternité du temps, l’espace sans limite.

B — Le temps et l’espace, quoi.

A — Reliés l’un à l’autre.

B — L’un dans l’autre et inversement. Sans fin.

A — Comment des être finis, les hommes, pourraient-ils concevoir l’infini ?

B — C’est pourtant les hommes qui ont conscience de l’infini. Inconcevable, non ?

A — Certains scientifiques possèdent un esprit supérieur. Ce sont des génies. Ils arrivent à conceptualiser l’infini.

B — À moins que…

A — À moins que quoi ?

B — On dit de certains qu’ils ne sont pas finis.

A — Et, n’étant pas finis…

B — Ils auraient des affinités avec l’infini.

A — Quel type d’affinités ?

B — On prête à Einstein cette pensée « Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. »

A — Michel Audiard fait dire à un personnage « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ».

B — Ils sont cons quand ça rate, mais des génies quand ça réussit.

A — C’est pas faux. Ce qui fait que les bons élèves bien scolaires ne sont pas cons, mais qu’ils ne seront jamais des génies.

B — Ils sont au milieu.

A — Entre deux.

B — Mi figue, mi raisin.

A — Lard ou cochon ?

B — En tout cas, loin de l’infini, alors qu’on nous bassine avec la méritocratie.

A — Le génie voisine étymologiquement avec les génitoires.

B — Les testicules.

A — Les roubignolles.

B — Ah, c’est pour cette raison que pas mal de femmes disent maintenant « Je m’en bats les couilles » !

A — Pour avoir du génie !

B — Non, parce qu’elles en ont.

A — De quoi étions-nous partis ?

B — De l’infini.

A — Dire qu’il y a entre 40 et 300 millions de spermatozoïdes par éjaculation !

B — C’est beaucoup, mais loin de l’infini.

A — Surtout qu’un seul suffit.

B — Ouais, c’est pas comme au tiercé. Tu peux pas jouer placé.

A — Et si l’infini ne servait qu’à servir l’unique ?

B — Pas impossible.

A — À voir.

B — On fait un tiercé ?