Échec

Échec

11 juin 2026 0 Par Paul Rassat

Le directeur général de la gendarmerie nationale reconnaît que la mort d’une enfant de 11 ans est un échec pour la gendarmerie nationale.

Le premier sens du verbe échouer et du mot échec vient du persan shâh et du jeu d’échecs. Il y désigne le roi. D’où l’expression shâh mât, le roi est mort. Et puis échouer a signifié « ne pas atteindre son but ». Plus tard échec a signifié « ne pas atteindre son but, insuccès, défaite dans une entreprise. »

Jouer sur les mots

C’est donc un échec pour la gendarmerie nationale. Cela s’entend si l’entreprise de la gendarmerie est de défendre les citoyens. Cela s’entend moins concernant la disparition et la mort d’une enfant. Malgré les agissements antérieurs du présumé coupable au moment aux sont écrites ces lignes, il semble que la gendarmerie nationale n’aient pas entrepris les démarches qui s’imposaient. À ne pas entreprendre, on ne risque pas l’échec.

C’est donc un échec pour la gendarmerie nationale. Cela s’entend si l’entreprise de la gendarmerie est de défendre les citoyens. Cela s’entend moins concernant la disparition et la mort d’une enfant. Malgré les agissements antérieurs du présumé coupable au moment aux sont écrites ces lignes, il semble que la gendarmerie nationale n’aient pas entrepris les démarches qui s’imposaient. À ne pas entreprendre, on ne risque pas l’échec.

Témoignages

Puisque de gendarmerie il est question, deux témoignages de citoyen. J’ai été renversé par une voiture, en 2003, alors que je traversais sur un passage pour piétons. J’ai été projeté en-dehors de celui-ci. Réaction du gendarme qui recevait ma plainte (sans s’être déplacé) : « On m’a dit que vous étiez tombé tout seul ; vous n’étiez pas sur le passage piétons ; on connaît bien les gens qui, comme les Roumains, se jettent volontairement sur les voitures pour être indemnisés… » Ce brave homme de gendarme national n’a pas caché son agacement d’avoir à faire un dossier pour si peu ; il avait mieux à faire…

Quelques années plus tard, j’ai eu à témoigner dans la même gendarmerie. Reformulation et répétition de mes propos pour être sûr qu’ils seraient transcrits à peu près correctement. Mauvaise volonté évidente du lieutenant qui tapait à la machine parce que ma version ne corroborait pas la sienne… Par la suite je me suis rendu compte, au greffe du tribunal, que toutes les pièces n’allant pas dans le sens privilégié par les gendarmes avaient disparu.

Un simple échec ?