Laetitia Volcey, transmettre la lumière

 Laetitia Volcey, transmettre la lumière

11 août 2026 0 Par Paul Rassat

Bref entretien avec la cantatrice Laetitia Volcey ce dimanche 9 août alors qu’elle vient de quitter la scène des Grandes Heures de Cluny. Légèreté et profondeur.

Thi Lien Truong, qui chantait avec vous, disait que ce concert, dans cette formation, était une première mondiale. Est-elle mondiale et bourguignonne ou bourguignonne et mondiale ?

Je dirais « Une première mondiale et bourguignonne, parce que la Bourgogne est mondiale !

Imaginez le rire et l’humour qui accompagnent la réponse. La façon d’être de Laetitia Volcey sur scène, son propos invitent à la rencontre.

Vous choisissez la facilité, avec un programme qui doit marcher à tous les coups.

Comment ça ?

Le public était enthousiaste.

Il y avait pourtant une berceuse. La Canzonetta spirituale sopra alla nanna. Pourquoi l’avoir choisie ? J’ai découvert cette œuvre il y a quelques années, en abordant la musique ancienne. C’est un bijou pour moi qui adore la déclamation, le texte. Développer une telle palette d’expressivité musicale avec une basse obstinée et deux notes ! Puisqu’il fallait une première partie pour le Stabat Mater, j’ai sauté sur l’occasion pour faire découvrir cette pièce au public. La complexité et la dualité entre l’amour et la peine montrent le côté humain de Marie. Elle est une mère avant tout et veut protéger son enfant qui va affronter des tourments innommables. Elle incarne à la fois le divin, l’humain, le sacré réunis par l’amour.

Par le chant et la musique. Je plaisantais en parlant du programme, mais le public est saisi par votre sincérité, par l’amitié entre vous sur la scène. Comment l’expliquez-vous ?

Pour ma part, je chante avec mon cœur. Je cherche à donner ce que la musique me donne. Elle me nourrit, me console. La musique me donne de l’espérance, de la lumière quand je traverse des moments plus difficiles. C’est ce que je veux partager avec le public en allant toucher chaque cœur comme la musique l’a fait pour moi. À ma façon, je suis un petit passeur de lumière qui crée une réciprocité. Et je suis nourrie par ce que je reçois en retour.