L’effet miroir

L’effet miroir

12 janvier 2026 0 Par Paul Rassat

L’effet miroir est lié à ce qu’on nomme les neurones miroirs. Leur fonctionnement, lié au sens de l’observation, serait à la source de l’apprentissage, des processus affectifs et de l’empathie. Certains seraient dotés d’un effet miroir déformant. Celui-ci peut être centré sur soi au point qu’on se demande si l’on va se présenter à l’élection présidentielle en se rasant, donc en se regardant. Pour d’autres l’effet miroir déformant court-circuite le processus de l’empathie. Un certain nombre de gouvernants souffrent ou bénéficient ( c’est selon le regard de chacun) de cet effet miroir déformant.

Vice versa

Prenons le cas de Donald Trump. Il est le maître de la vérité dénoncée comme un mensonge et celui-ci soutenu avec la plus grande assurance comme étant la vérité. Le président des USA ( Il n’est pas le seul) se réfère à la religion et à ses valeurs alors qu’il insulte et méprise ouvertement les femmes. Son clan et lui revendiquent la plus totale liberté d’expression alors qu’ils bâillonnent leurs contradicteurs. Le président golfeur attaque les chefs d’État qui ne respecteraient pas le jeu du scrutin après avoir lui-même dénoncé le résultat pourtant officiellement validé des élections qui ont porté Biden au pouvoir. Trump s’est même vengé de ceux qui ne l’ont pas soutenu dans ce mensonge. Il prône la démocratie mais se sert de ses leviers pour asseoir un pouvoir autocentré.

Cerise sur le green

Le président des USA confond allègrement ses intérêts personnels et familiaux avec ceux de son pays. Il ne respecte pas ses engagements. Il organise la géopolitique des USA à la petite semaine, suivant son humeur. Il fait appel à l’armée pour « protéger » les villes aux mains des Démocrates. Et , cerise sur le green, l’utilisation de ICE et ses débordements pose véritablement question.

Comparaison n’est pas raison et toutes choses étant égales par ailleurs, il serait possible de se demander si notre joueur de golf , avec l’enlèvement de Maduro, ne s’en prendrait pas à un sérieux rival en matière de dysfonctionnement. Une sorte de crise d’ego après avoir raté d’une mèche le prix Nobel de la paix ? On apprend de source officieuse que Donald Trump aurait déclaré :  » Quand j’entends le nom d’Epstein j’ai envie d’envahir le Canada, Le Groenland, le Venezuela et Cuba. »