Morales de La Fontaine

Morales de La Fontaine

11 janvier 2026 0 Par Paul Rassat

Les morales de La Fontaine et de ses fables ne sont pas des fables. Elles résonnent parfaitement avec notre actualité. Parfaitement et malheureusement. En voici quelques exemples.

Les lapins

Le moins de gens qu’on peut à l’entour du gâteau

C’est le droit du jeu, c’est l’affaire. 

La lice et sa compagne

Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette.
Pour tirer d’eux ce qu’on leur prête,
Il faut que l’on en vienne aux coups ;
Il faut plaider, il faut combattre.
Laissez-leur un pied chez vous,
Ils en auront bientôt pris quatre.

Le loup et l’agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure

Le loup et les bergers

 Bergers, bergers, le Loup n’a tort
 Que quand il n’est pas le plus fort :
 Voulez-vous qu’il vive en ermite ? ( Le loup s’étant fait végétarien renonce à cet engagement lorsqu’il voit des bergers manger un gigot).

L’Âne et le chien

Il se faut s’entraider, c’est la loi de nature.

Les animaux malades de la peste

Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

La Génisse, la Chèvre et la Brebis, en société  avec le Lion

Elle doit être à moi, dit-il, et la raison est que je m’appelle Lion : à cela l’on a rien à dire.

Conseil tenu par les rats

Ne faut-il que délibérer, la cour en Conseillers foisonne; est-il besoin d’exécuter, l’on ne rencontre plus personne.

Le renard et le bouc

En toute chose il faut considérer la fin.

L’ivrogne et sa  femme

Chacun a son défaut où toujours il revient ; honte ni peur n’y remédie.

Le renard et le buste

Les Grands pour la plupart sont masques de Théâtre ; leur apparence impose au Vulgaire idolâtre.

Parole de Socrate

Chacun se dit ami ; mais fol qui s’y repose : rien n’est plus commun que ce nom ; rien n’est plus rare que la chose.

Le vieillard et ses enfants

Toute puissance est faible, à moins que d’être unie

L’avare qui a perdu son trésor

L’usage seulement fait la possession

Le pot de terre et le pot de fer

Ne nous associons qu’avecque nos égaux ; ou bien il nous faudra craindre le destin d’un de ces Pots