Stabulation 4
26 février 2026Stabulation 4 de La révolte des vaches, et retour à l’étable.
On avait cru, en haut lieu, régler un problème naturel par le recours à une technologie hors-sol teintée d’une pointe d’art ! Imaginez des vaches électriques regardant passer les trains en meuglant des enregistrements sonores !
Histoire de vaches
L’expression « Chacun son métier et les vaches seront bien gardées » disparut totalement le l’usage. Désormais les vaches se gardaient toutes seules et protégeaient de leur doux regard les humains…en regardant passer les trains. Deux d’entre elles broutaient paisiblement dans un champ. L’une dit à l’autre : « Que penses-tu de tout ce foin autour de la maladie de la vache folle ? — Je m’en bats l’œil ! répondit l’autre, je suis un hélicoptère. »
Mais revenons à l’origine. Le mot « vache » vient du latin vacca. Si paisible en apparence, l’animal peut vous faire un coup de pied en vache. Sournois. Ce qui semble opposé à la rassurante expression du « plancher des vaches », qui fleure bon le retour à la terre ferme.
La vache se met à toutes les sauces. « Ah, la vache ! » exprime l’admiration. « Mort aux vaches ! » dit la colère contre les policiers perçus comme des personnes vaches, sévères, méchantes, sans pitié. La vache est partout, du museau en salade, au sabot en traître. S’avachir, c’est se laisser aller, s’abandonner comme l’animal ruminant de tout son poids dans l’herbe. Jusqu’à la linguistique qui s’en mêle ! Parler comme une vache espagnole relève de la confusion. Et ainsi de la chaussure de verre de Cendrillon. Celle-ci est de vair, de fourrure d’écureuil et non fabriquée par Saint-Gobain. Le sens a glissé, la langue a fourché. La vache espagnole était à l’origine le basque espagnol…
Désormais les vaches ont eu gain de cause. Elles ont remis de l’ordre dans la confusion et on ne leur fera plus la peau. Elles ne seront plus chocolat.
