Alerte
18 juin 2026Le mot alerte vient de l’italien all’erta, « sur la hauteur ». Il vient plus lointainement du latin erigere, ériger, dresser, élever. D’un point élevé, il est possible de surveiller, d’être sur ses gardes. D’être alerte et d’alerter les autres. À condition de ne pas en abuser. Se rappeler l’histoire de ce jeune garçon qui crie « Au loup, au loup ! » pour effrayer les gens de son village et s’en amuser. Jusqu’au jour où il crie au loup sans que les villageois, lassés, ne réagissent alors que le loup est bien là.
Lanceurs d’alerte
Nous sommes tellement en alerte désormais que nous avons créé les lanceurs d’alerte. Pour les prochains JO d’été, on envisage une épreuve de lancer d’alertes comme on lance le disque, le marteau, le poids ou le javelot. Et puis il y a ceux qui tirent le signal d’alarme afin d’arrêter l’avancée du système sur une voie dangereuse. Les contrôleurs de la société viennent vérifier si votre intervention est pertinente ; sinon chaque minute d’immobilisation du train train commercial, économique et politique vous coûte bonbon.
Bégayer
François Bayrou vient de sortir un livre intitulé Alerte sur la France qui vient. Notre éphémère premier ministre a longtemps fait de la politique. Comme dans les courses de chevaux, il a souvent été placé, rarement gagnant. Il avait un handicap. S’il a su brillamment surmonter son bégaiement en matière de communication orale, ce n’a pas été le cas, malheureusement, en matière de politique. C’est pourquoi son cri d’alerte nous parvient alors que la course est quasiment jouée.
Alerte linguistique
Entendu ce matin 17 juin 2026, à la radio publique « Être jeune aujourd’hui à la campagne, c’est quoi ? » « Comment peut-on être Persan ? » se demandait Montesquieu avec plus d’élégance. — Être journaliste c’est quoi ? — Quoi, c’est quoi ? — Vivre, c’est quoi ? Demeurons alertes !
