La main

La main

22 septembre 2026 0 Par Paul Rassat

Une nouvelle occasion de rappeler que la carte n’est pas le territoire. Pas plus que la définition n’est la réalité. Voici une définition du mot main. « Organe terminal du membre supérieur, formé d’une partie élargie articulée sur l’avant-bras et terminé par cinq appendices (les doigts), eux-mêmes articulés en plusieurs points et dont un (le pouce) est opposable aux quatre autres, organe qui constitue l’instrument naturel principal du toucher et de la préhension et, par là même, un moyen spécifique de connaissance et d’action. » On se perdrait à rappeler toutes les occurrences de ce mot. De la définition précitée, retenons que la main est un moyen de connaissance.

Les mains de Suzanne Noël

Le samedi 19 septembre 2026 la statue de Suzanne Noël gagnait officiellement son emplacement définitif aux Trésums. Cette chirurgienne fut une pionnière en matière de réparation des visages et des corps. C’est le Club Soroptimist d’Annecy qui, par l’intermédiaire de cette sculpture, célèbre cette femme remarquable. L’artiste Kymia a choisi de rendre hommage, dans son travail, aux mains de la chirurgienne. Une main tendue, en somme, de l’art qui relie à l’art qui répare. Si la main est un moyen de connaissance, elle accueille, donne, transmet. Elle est générosité.

La tête, le cœur et la main

Cette sculpture rappelle d’une certaine façon l’autoportrait d’Artemisia Gentileschi, pionnière elle-même dans le monde de l’art et femme remarquable. Cette allégorie de la peinture montre que l’art nécessite la conjonction de la tête, du cœur et de la main. De l’inspiration, de l’implication généreuse et de la technique.

Les actions des Clubs Soroptimist associent la réflexion, l’implication et la générosité. Suzanne Noël incarne parfaitement cette démarche au service non seulement des femmes mais des valeurs qui relient véritablement toutes celles et tous ceux qui composent nos sociétés.

Ce samedi 19 septembre furent prises des photos. Des élus y figurent. Espérons que tout le monde se souviendra pourquoi il était là. « C’que c’est beau la photographie / Les souvenirs sur papier glacé / Pas d’raison pour qu’on les oublie… » chantaient les Frères Jacques. Pas de raison d’oublier la générosité.