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“Josée, le Tigre et les Poissons” de Kotaro Tamura à Annecy

Josée, de Kotaro Tamura, une ouverture ?

On se demande parfois ce qui justifie qu’un film soit réalisé avec le recours à l’animation. Kotaro Tamura, réalisateur de « Josée, le Tigre et les Poissons », explique comment il a adapté la nouvelle écrite en 1985 par Seiko Tanabe. Les pensées et les sentiments des personnages sont rendus davantage par la lumière, par l’atmosphère que par des mots. Les images deviennent métaphores qui accentuent la portée artistique et symbolique de l’œuvre. Ainsi le résultat peut toucher tous publics. Seiko Tanabe avait écrit « Je pensais devenir la Françoise Sagan d’Osaka. » Saurons-nous interpréter la portée de ce souhait en voyant Josée, le Tigre et les Poissons ?

 Ouverture et Zoom sur le Japon

Le premier long métrage de Kotaro Tamura est distribué par Eurozoom. Cette société diffuse les longs métrages japonais d’animation depuis 1997. Il est loin le temps où l’on draguait lourdement en proposant de voir ses estampes japonaises ! Peu à peu on a découvert la littérature de Yuko Mishima, de Kawabata, plus tard de Haruki Murakami. Le cinéma japonais avait déjà conquis le monde entier. Se rappeler « Rêves » d’Arika Kurosawa. Quant à la cuisine japonaise, réduite à la caricature des sushis, elle vaut autant pour ses saveurs que pour sa présentation.

Images et signes

Ce sont actuellement les mangas qui influencent la vision que certains ont du monde. Estampes, mangas, esthétique symbolique, cérémonies, traditions et modernisme expriment toute la richesse du Japon qui s’incarne aussi dans son cinéma. Sunao Katabuchi, prix du jury à Annecy pour « Dans un recoin du monde » expliquait que l’animation lui avait permis d’atteindre un très grand réalisme. Concentration, stylisation, précision transforment l’image en signe. Peut-être faut-il en chercher l’explication du côté de Barthes et de « L’Empire des signes ».

Images, ombre et reflet

Annéciens ou visiteurs, allez voir au Haras d’Annecy jusqu’au 27 juin l’exposition « De l’ombre et du reflet » proposée par Images Passages. Projection de trois œuvres video en résonance avec le Festival. Ubu, un inventaire à la Prévert, du rythme, des défilés, la réalité distanciée grâce à l’image et aux ombres chinoises…Un traitement léger pour des sujets profonds

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