Contrepèterie et autres joyeusetés

Contrepèterie et autres joyeusetés

16 septembre 2026 0 Par Paul Rassat

Tout le monde connaît la comptine « Il court, il court le furet… Il est passé par ici, il repassera par là ». Il y est question du Bois Mesdames. Cette chanson est une satire du curé Dubois, qui, au XVIII° siècle, était connu pour courir le jupon. En contrepèterie, cela donne « Il fourre, il fourre, le curé. » « C’est la mère Michel qui a perdu son chat… » repose sur le double sens de ses paroles. Tout comme « Au clair de la lune… »

Devenir adulte

Il est amusant de noter à quel point les comptines recèlent un double langage. De tout temps on a appris aux enfants de quoi perturber leur soi-disant innocence. Ou bien éveiller en eux une curiosité. Le père noël lui-même n’est-il pas un mensonge qui nécessite de s’en débarrasser pour commencer à entrer dans le monde des adultes ? Pour quitter celui de l’imagination et de la fantaisie.

Le grand méchant loup(é)

Ce double discours, nous le retrouvons sans cesse dans le propos politique. Nous savons qu’on nous ment, que les promesses ne sont jamais tenues, mais nous avons besoin d’y croire. Ce propos politique est à sa façon une comptine qui parle aux enfants que nous voudrions demeurer. Nous sommes le Petit Chaperon Rouge qui doit se méfier du grand méchant loup qui prend tous les aspects possibles : RN, Renaissance, PS, PC, Républicains.

« Promenons-nous dans les bois / Pendant que le loup n’y est pas /Si le loup y était /Il nous mangerait / Si le loup y est pas /Il nous mangera pas / Et voilà. »

Quel loup ?

Qui est le loup ? Le réchauffement climatique. Le libéralisme. Le communisme. Trump. Poutine. Xi-Jinping. Le classement PISA. À propos de ce dernier et de la difficile situation des enseignants, concluons sur cette contrepèterie « Quel beau métier, professeur ! »